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1) Bonjour Marina ! Le moins que l’on puisse dire est que votre mariage avec Vincent est une fabuleuse aventure… A l’instant où il se trouve en prison et que vous avez tous les deux, de surcroit, huit enfants à éduquer, parvenez-vous à trouver du repos ?

Pour le moment, il est impossible de trouver une minute pour me reposer, car en plus de mes occupations maternelles, s’ajoute l’immense travail de secrétariat, l’abondante correspondance avec Vincent et les multiples sorties et activités avec les enfants (tantôt les grands, tantôt les petits) afin qu’ils ne souffrent pas de l’absence de leur cher papa.

2) Quel est votre état physique et moral au moment où nous écrivons ces lignes ?

Pour le moment, je suis plutôt épuisée mais c’est le lot de toutes les mères de famille nombreuse ayant eues plusieurs grossesses rapprochées et ayant encore des petits qui appellent chaque nuit. Mon moral, comme pour beaucoup, oscille. A bout de nerfs, je me sens parfois submergée par les émotions : tristesse, révolte. Bref, c’est la tempête dans ces moments-là, on se sent à bord d’une galère qu’on ne maîtrise plus. Mais cela reste superficiel et passager au fond de mon âme je reste bien amarrée sur le roc : Notre Seigneur Jésus-Christ.

3) Durant la cavale de Vincent, la police débarquait régulièrement à votre domicile pour voir s’il n’y était pas, y compris à 5h du matin… N’avez-vous pas l’impression que l’appareil répressif d’Etat s’en est pris à votre mari comme s’il s’agissait d’un véritable criminel violeur ?

Certains individus du genre s’en tirent mieux que Vincent au niveau des sentences. Oui, vous avez entièrement raison, je me dis souvent qu’ils n’ont aucun mérite à s’en prendre à un écrivain qui ne possède aucune arme et qui ne s’est jamais défendu physiquement. Les violeurs, les assassins ont plus de liberté finalement, combien de récidivistes traînent encore dans nos villes ?

4) Est-il arrivé que Vincent soit présent à votre domicile lorsque la police est passée ? Si oui, où s’était-il caché ?

Oui, c’est arrivé une fois, mais vous comprendrez que je ne puis vous dire où il s’était caché. L’aventure était plutôt cocasse (une vraie histoire belge) puisqu’ils ne l’ont pas trouvé.

5) Parvenez-vous facilement à entretenir des contacts avec Vincent ? Pouvez-vous facilement lui refiler des affaires de première nécessité ?

Nous nous écrivons régulièrement, la difficulté est le laps de temps qui s’écoule entre l’envoi d’un courrier à Vincent et sa réponse : une semaine. Pendant ce temps, la situation change ainsi que l’état d’esprit dans lequel nous étions. Ainsi il y a toujours un décalage et comme l’échange est ralenti, si un problème est évoqué, cela traîne en longueur pour le résoudre. Pour ce qui est des affaires, c’est très difficile de bien les faire parvenir. Pour l’heure, je sais que Vincent n’a toujours par reçu les parkas, blousons et pullovers que je lui avais transmis par l’intermédiaire d’un ami abonné de Valenciennes qui attend depuis fin août son laissez-passer – qu’il a déjà réclamé plusieurs fois- pour apporter tous ces vêtements à Vincent. Donc l’inquiétude est qu’il attrape une grippe car il n’a que les vêtements qu’il avait sur lui en juillet et ceux de la prison. Impossible de lui faire parvenir des vitamines ou remèdes, ni même des livres, des timbres ou autres choses.

6) Entretenez vous des contacts avec des personnalités politiques soutenant votre mari ?

Début aout, j’ai été avertie de la pétition de Paul-Eric Blanrue. Je me suis alors mise en contact avec lui, nous nous sommes rencontrés une fois le 8 septembre. Ce jour, Mr Blanrue m’a révélé le soutien de l’intellectuel Noam Chomsky à la pétition, elle fut annoncée le lendemain sur les différents sites internet. Depuis la mi-septembre, rentrée des classes, obligeants le suivi scolaire des enfants et une plus grande régularité niveau horaire (à l’opposé des vacances plutôt bohème), je mets un frein aux emails et différents contacts.

7) Au cours d’une telle épreuve, il est important d’être soutenu par son entourage… Tout va bien à ce niveau ? Il faut dire que les activités de votre mari sont très controversées…

Au niveau de l’entourage familial, la discrétion est gardée, je me sens soutenue mais nous n’en parlons pas. Du côté des amis, les soutiens sont nombreux : des jeunes du comité de soutien ont organisé une soirée “cochon grillé” à Toul, une personne a crée l’autocollant “libérez l’histoire, libérez Reynouard”, Terre et Peuple lui a accordé une table ronde lors de la manifestation du 24 octobre.

Dieudonné m’a invité à son spectacle avec les enfants. Des jeunes de Belgique se proposent de faire des T-shirt et une fête pour la sortie de Vincent. Fin septembre, les enfants ont reçu un colis en provenance d’Allemagne contenant 23 tablettes de chocolat et 13 paquets de bonbons! et puis un colis en provenance d’Italie rempli d’affaires scolaires etc. Rivarol passe régulièrement des articles de soutien en faveur de notre famille, et, comme pour les otages, affiche le nombre de jours passés par Vincent en prison depuis le 7 juillet. Par ailleurs j’ai reçu de nombreux courriers même d’Australie, un septuagénaire est venu d’incognito de Suisse allemande m’apporter quelques billets. Les aides, comme vous le voyez, viennent de toutes parts, toutes tendances politiques, idéologiques et religieuses. Enfin, n’oublions de pas citer l’humble dévouement de cette dame qui transmet sur internet tous les communiqués de Vincent.

8 ) Si ce n’est pas trop indiscret, comment avez-vous rencontré Vincent ? Il paraît que vous étiez de gauche à la base ?

J’ai rencontré Vincent alors que j’étais encore étudiante à Caen par le biais d’un ami. Je ne vous en dirai pas plus. J’ai effectivement porté un badge “touche pas à mon pote” et admiré François Mitterrand. Il me semblait que la France avait, dans les années 80, un chef d’Etat “hors paire”, non hostile au révisionnisme d’ailleurs, tout comme Jospin, ministre à l’époque qui était un ami du révisionniste Pierre Guillaume.

9) Certains médias l’accusent d’être “raciste”, au vu de ses fréquentations avec des personnalités dites d’ “extrême-droite” … Qu’en est-il réellement ?

Vincent n’est pas “raciste” car cela serait contraire à la morale catholique. Ainsi, cela ne le dérange pas d’aider des personnes quelque soit leur race. Cependant, d’un point de vue intellectuel, Vincent souscrit à l’idée que la pérennité d’une civilisation ne peut exister que s’il y a conservation du patrimoine biolgique. Un raisonnement simple, logique et historique, loin de toutes les idéologies ambiantes. Bien sûr, un minimum de métissage est inévitable à causes des relations nécessaires entre les peuples. Or, ici, on nous impose le métissage …

10) Pensez-vous que cet emprisonnement soit synonyme de défaite ?

Il s’agit presque d’un succès médiatique au contraire grâce à Paul-Eric Blanrue qui a vraiment fait tout ce qu’il a pu pour alerter journalistes, ministres et autres. On a jamais entendu autant parler de Vincent sur Internet, Radio Courtoisie et quelques journaux comme Rivarol, le Journal du Dimanche, le Monde des Livres et peut être d’autres. En Italie, cela bouge aussi depuis que ce grand universitaire Claudio Moffa a osé faire une heure de révisionnisme en chaire. Il me semble que Vincent illustre très bien par sa situation cette citation biblique : « Si le grain de blé ne meurt, il ne porte de fruit ».

11) Que souhaitez-vous à Vincent ? Que demandez-vous à Dieu ?

Je prie Dieu avec mes enfants de lui conserver un bon moral, une bonne santé et de ne pas souffrir de la séparation familiale. Vincent souhaiterait depuis 20 ans pouvoir débattre loyalement avec ses adversaires sur le sujet qui l’intéresse alors j’espère que son rêve se réalisera un jour. Il convient de rappeler que Vincent ne nie ni la souffrance des juifs, ni l’existence des camps de concentration. Nous sommes dans un pays qui revendique sa devise “liberté-égalité-fraternité”. Or, la loi Gayssot instaure une inégalité entre les citoyens. C’est pour cela que Robert Badinter a osé affirmer tout haut qu’elle était anticonstitutionnelle. Pourquoi ne pas donner droit aux Arméniens de créer une loi Gayssot pour interdire aux Turcs de contester le génocide arménien ? Où est l’égalité si tel historien peut parler mais pas tel autre ? Où est la liberté d’expression proclamée si haut par la France ?

Pour vous dire la tolérance de Vincent et son estime de la liberté, dernièrement il a été diffamé dans le Journal du Dimanche, quelqu’un lui a suggéré de porter plainte. Il a alors répondu : « Ils sont libres de me diffamer s’ils le veulent ». Voilà l’application de la liberté d’expression pour tous, comme aux Etats-Unis d’ailleurs. Par contre, sont interdits l’insulte, la diffamation, l’atteinte à la vie privée. Mais sur le sujet de la liberté d’expression, vous devriez interroger Jean Bricmont de l’université de Louvain-la-neuve, précurseur et coauteur avec Blanrue de la pétition. Je pense aussi à Maître John Bastardi Daumont, actuel avocat de Dieudonné et de Faurisson qui m’a expliqué la rupture d’égalité entre les citoyens et le vide juridique existant au niveau de l’apologie du révisionnisme (car seul le révisionnisme est punissable). Il y a aussi maître Jean Stevenin avocat de Vincent qui a une idée très percutante pour récuser les juges lors d’un prochain procès.

12) Avez-vous un petit mot pour les sympathisants de Vincent qui lisent cette interview ?

Un grand merci à tous qui de partout et tous bords nous sont venus en aide. Merci pour cet immense mouvement de solidarité envers Vincent et envers notre famille. Encore un appel, je sais que vous ne m’en voudrez pas, que Vincent puisse avoir encore plus de courrier pendant le mois de décembre. Toutes ces cartes postales et lettres qui lui ont été envoyées d’admiratrices et d’admirateurs y sont pour beaucoup dans la sauvegarde de son moral. Alors pour compenser l’absence de réjouissances familiales à Noël, je souhaiterais que chacun et chacune pense à lui renouveler son soutien par un mot ou quelques lignes.

Encore merci du fond du cœur à vous tous pour lui. Merci à vous et à bientôt.

Un grand merci pour cette interview Madame Reynouard ! Nous invitons tout le monde à vous joindre dans vos prières et à bien soutenir votre famille dans cette lourde épreuve !

LTPP (Libération de Tous les Prisonniers Politiques)

Mr Vincent REYNOUARD
n° 33034
Maison d’arrêt de Valenciennes
B. P. 80455
59 322 Valenciennes
FRANCE

Pour signer la pétition, il n’est pas encore trop tard :
http://abrogeonslaloigayssot.blogspot.com
(déjà environ 1 000 signataires)

''Verser de l’argent à la LICRA et renier mes idées ? Ils n’auront ni un sou ni un mot d’excuse !''

Un jeune contact chrétien qui correspond avec Vincent Reynouard vient d’interviewer ce dernier et nous a cordialement demandé de placer l’interview sur ce site afin de la faire partager au plus grand nombre … Merci à un maximum de sites de la diffuser … Bonne lecture …

LTPP, Libération de Tous les Prisonniers Politiques

– Bonjour Monsieur Reynouard … Tout d’abord, comment se déroule votre vie en prison ?

VR : Bien. Je lis, j’apprends l’allemand, je dessine, j’apprends l’aquarelle, je me pose des problèmes mathématiques que j’essaye de résoudre, je réfléchis et je prends des notes pour écrire un livre à ma sortie. Je vais également à la promenade (1h) une ou deux fois par jours. Le personnel est, en majorité, aimable, il ne vous traite pas comme un chien, loin de là ….

– Avez-vous des anecdotes à nous faire partager ?

VR : Beaucoup, mais je le ferai plus tard, dans mon livre.

– Allez-vous faire entièrement une année en prison ? Ou plus ? Ou moins ?

VR : Moins. En France, vous avez trois mois de remise de peine quasiment automatiques pour un an. Je dis “quasiment” car pour qu’on vous les supprime, il faut se comporter vraiment mal en détention. De plus, le juge d’application des peines peut vous donner encore sept jours par mois sur le restant à faire. Ce qui, dans mon cas, se monte à (9X7=) 63 jours. Pour les obtenir, il faut faire preuve de sa bonne volonté en détention, c’est à dire, entre autres, payer volontairement les dommages et intérêts aux victimes et montre un volonté de réinsertion. Ce qui dans mon cas signifie : verser de l’argent à la LICRA et renier mes idées. Tous ceux qui me connaissent savent que je n’en ferai rien. Ils n’auront ni un sou ni un mot d’excuse.Je ne trahirai ni pour 10 pièces d’agent, ni pour 63 jours. Donc, çà priori, je n’en bénéficierais pas. Je serai libéré le 19 Mai 2010, c’est dire neuf mois après être arrivé à la prison de Valenciennes. Si l’on ajoute les 41 jours effectués à la prison de Forest (car les autorités françaises ne les comptent pas), cela fera 10 mois et 10 jours de prison.

– Avez vous l’occasion de discuter de spiritualité et de la Foi avec des co-détenus, des gardiens, éventuellement des Prêtres ?

VR : Assez peu. Mais je n’en suis qu’au début. A Forest, j’avais demandé à voir l’aumônier – qui m’avait transmis une très belle Bible – mais j’ai été transféré à Valenciennes avant qu’un rendez vous n’ait pu être fixé. Je pense que je ferai de même ici. Car j’aime discuter de Foi avec des “modernistes”, ils disent de nombreuses choses intéressantes. [Vincent Reynouard est Catholique traditionnaliste, ndlr]

– Quelle est la première chose que vous allez faire à votre sortie ?

VR : Embrasser mon héroïque épouse et mes enfants. Puis remercier tous les amis qui m’auront soutenu pendant cette pédiode. J’ai déjà une idée de remerciement. Mais on verra.

– Comptez -vous retourner vivre à Bruxelles ou revenir avec votre famille en France ?

VR : Ma famille est installée à Bruxelles et y restera. Moi, je vais être radié de la population belge, donc je me domicilierai quelque part en France pour avoir une existence légale. Mais je serai la plupart du temps à Bruxelles, ou pas loin.

– Votre famille parvient-elle à joindre les deux bouts ? Votre épouse touche t-elle enfin les allocations familiales ? Comment faites vous ?

VR : Depuis plusieurs mois, Marine touche à nouveaux les allocations familiales, ce qui l’aide beaucoup. Depuis 1997 et ma révocation de l’Education nationale, on vit “comment ça” et on s’en remet à la Providence par le biais du bon Saint Joseph. Jusqu’à présent, les prières que nous avons adressées au chef de la Sainte Famille ont toujours été entendues. La Providence s’est manifestée et se manifeste via de généreux lecteurs et des amis de la cause que je défends. A ceux qui me reproche de vivre au crochet des autres, je rappelle que de tout temps, les pionniers, les écrivains, les artistes et les chercheurs ont vécu du mécénat, qu’il soit privé ou public. Sans ce mécénat, combien d’ouvrages n’auraient-ils pas été écrits; combien d’œuvres d’art n’auraient-elles pas vu le jour, que l’ont peut admirer aujourd’hui ?

– Avez-vous suivi l’affaire Blanrue, qui demande votre libération ?

VR : Oui, je suis en contact régulier avec Monsieur Blanrue. Au delà de ma libération, l’objectif de l’auteur est de démasquer les faux libertaires qui s’agitent pour des causes lointaines et “politiquement correctes”. Ceux, par exemple, qui dénoncent le régime castriste ou portent un badge “Free Tibet”. Car il est vrai que, comme le souligne Noam Chomsky, en France, le concept de liberté d’expression reste incompris. Les films reflètent bien cette pensée populaire : c’est toujours le “méchant” (usurpateur, dictateur …) qui opprime le “bon” (comprenez : le gentil démocrate progressiste, le partisan de la cause des immigrés, des femmes, des homos …). Tous les combats de la liberté d’expression sont pour la “bonne cause”. Mais quand le “bon” est au pouvoir , il va de soi qu’on ne peut s’opposer à lui que pour des mauvaises raisons. Dès lors, il est normal de combattre cet opposant, déjà en lui interdisant de distiller son poison au sein des masses. Nous retrouvons ici le cri de Saint-Just en 1793 : “Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté”. En France, et en Europe, ce cri est au contre de l’idéologie des droits de l’homme. L’article 17 de la Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme stipule que personne ne saurait revendiquer les libertés garanties de la dites Convention pour s’en servir contre elle. C’est, mis en forme juridique, l’écho de Saint-Just … Nos concitoyens – qui ont intégré cela – ne sont guère choqués par toutes les limites posées à la liberté d’expression des “méchants”.
Or, N. Chomsky rappelle – et c’est ce que P.E. Blannrue veut faire comprendre – que c’est au contraire la liberté de proférer les propos les plus “horribles” qui doit être défendue. Sans quoi le concept de liberté d’expression se révèle être une coquille vide. Et il va de soi qu’en tant que “monstre parmi les monstres”, mon affaire offre une occasion merveilleuse de mettre les gens au pied du mur : ce Reynouard vous parait peut-être comme un Frankenstein intellectuel, mais il n’a fait qu’écrire et soutenir une thèse historique hétérodoxe. Il n’a tué ni blessé physiquement personne et n’a rédigé aucun appel au meurtre. Si vous êtres vraiment un défenseur de la liberté d’expression, vous devez exiger sa libération et l’abrogation de la loi Gayssot. Tel est, in fine, le message de P.E. Blanrue.

– Connaissez-vous le jeune rappeur FASC ?

VR : J’ai vu quelques-uns de ses clips. Ils sont bien faits et courageux. Je lui tire mon chapeau, et cela même si je n’aime pas du tout le rap. J’aimerais le rencontrer un jour, car je suis certain que c’est un garçon intelligent.

– Ce qui vous distingue des autres spécialistes, c’est que vous ne lésinez pas sur l’humour pour faire passer vos idées et vous rendre, peut être, plus accessible au grand public. On se souvient par exemple d’une vidéo mettant en scène Harry Potter. Pouvez vous nous en dire plus ?

VR : Les gens étant tous différents, la propagande doit être très variée afin de toucher le public le plus large possible. Il est évident qu’on ne s’adresse pas à un parterre de scientifiques comme on parle à des militants politiques ou à des adolescents. Personnellement, je ne suis sensible qu’aux démonstrations rationnelles exposées posément, preuves à l’appui. Les grandes envolées, les grandes phrases, les discours lapidaires me laissent froid. Mais j’ai conscience qu’il n’en est pas ainsi pour tout le monde. Voilà pourquoi je suis attentif à tous les autres moyens de propagande. Quand quelqu’un me soumet un projet, je dis invariablement : “Faites …”
Alors que je regardais un épisode d’H. Potter avec mes enfants, un passage du film a particulièrement éveillé mon attention. Je me suis dit : “Il y a moyen de le détourner et d’en faire un truc ….” L’idée me semblait d’autant plus pertinente que l’emploi d’un héro connu mondialement est un avantage énorme pour une campagne publicitaire. C’est ainsi qu’est né le projet Harry Potter. Nous avons sélectionné quelques scènes du film que nous avons mélangée à des plans pris à Auschwitz et cela a donné le court métrage “Harry découvre la vérité”. La bande son dévoile rapidement les principaux arguments révisionnistes. Je pense que cette petite œuvre à son importance …

– On raconte que Warner Bros a lancé une procédure contre vous (encore !) pour violation de Copyright suite à vos détournement d’Harry Potter. Qu’en est-il ?

VR : Pas contre moi, contre le propriétaire du site vhofrance.org, mon collaborateur et ami H. Verbeke (réfugié actuellement en Espagne). Je crois que cela n’a rien donné. Herbert m’a dit que d’après les lois, la parodie était autorisée …. J’ignore ce qu’il en est réellement mais je n’en ai plus jamais entendu parler.

– Que répondez-vous aux mauvaises langues qui disent que vous n’assumez pas votre devoir de père de famille (nombreuse de surcroît) en menant un tel combat qui mène à la prison ?

VR : Je leur répond :
1: Montrez-moi un célibataire ayant les capacités et prêt à mener le combat comme je le mène. Alors, je me retirerais pour devenir son second, restant dans l’ombre.
2 : Soutenez l’initiative de P.E. BLanrue en faveur de l’abrogation de la loi Gayssot. Ne vous contentez pas de signer la pétition. Diffusez là, militez pour elle. Ainsi éviterez-vous à l’avenir qu’un révisionniste aille en prison.
Quand un de ceux qui me critiquent auront rempli ces deux conditions, je l’écouterai. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, je lui demanderais d’économiser sa salive.

– Merci Monsieur Reynouard, à très bientôt …

VR : Avec toute ma sympathie !